mercredi 21 février 2018

Gaffe aux gaffes Vacances au bureau


En ce vendredi, Gaston est seul car tout le monde est soit en congé, soit en réunion. Désoeuvré, il erre dans les bureaux, les mains dans les poches.

- Oh et puis zut à la fin, pourquoi suis-je seul aujourd'hui ? Je n'ai rien à faire.

De retour dans son bureau, le jeune homme fouille dans son placard pour trouver un sac de couchage qu'il remplit avec le courrier en retard qui jonche la pièce avant d'en coudre l'extrémité. Puis il trouve une couverture et il s'apprête à entamer une sieste bien méritée lorsqu'il remarque l'engrais qu'il vient de terminer qui l'attend sur son bureau.

- Mince alors, je l'avais oublié !

Consciencieusement, il verse le flacon au pied de son cactus avant de s'installer pour dormir un peu. A son réveil, à dix-huit heures, il se croit au milieu d'une forêt lorsqu'il comprend que c'est seulement son cactus qui a bien grandi durant les dernières heures.

- Mince alors, mon engrais a très bien fonctionné mais où vais-je bien pouvoir te mettre ?

Avec grandes difficultés, il met le cactus dans l'ascenseur avant de descendre les escaliers en courant. A l'accueil, il récupère le végétal qu'il installe dans le hall d'entrée.

- Voilà, une plante verte, ça égaye tout de suite une entreprise. Bon, il est temps de rentrer à la maison.



Le lundi matin, Prunelle hurle en tombant nez à nez avec le monstrueux végétal.

- Qui a mis ce monstre ici ?

La plante envahit la moitié du hall et elle risque de blesser les personnes qui entrent. Le rédacteur en chef reconnaît alors le cactus de Gaston et il fait appel à un professionnel pour les en débarrasser. Le jardinier arrive deux heures plus tard en même temps que le légitime propriétaire de la plante.

- Je n'ai jamais vu une bête pareille ! Vous avez encore de cet engrais, dites ? Il me serait bien utile pour les fruits et légumes que je vends sur les marchés... Bon, par contre, pour le sortir, je ne vois pas d'autres solutions que la tronçonneuse...

Gaston s'évanouit et le jardinier se gratte la tête perplexe. Il fait appel à son cousin qui est déménageur professionnel. La plante bien emballée pour la protéger au mieux, ils forcent le passage pour la sortir par la porte d'entrée ; quelques branches se cassent dans l'opération mais le cactus bien vivant trouve peu après une nouvelle demeure au jardin botanique. Gaston un peu triste lui promet de lui rendre très souvent visite. Il récupère une branche cassée dont il fait une bouture afin de garder toujours près de lui son cactus adoré.

mercredi 14 février 2018

Gaffe aux gaffes: Anti-vol

  Un soir que Fantasio quitte tard les bureaux du journal, il entend du bruit dans le couloir. Intrigué, il s'avance jusqu'à tomber nez-à-nez avec Gaston. Etonné, il demande à son subordonné pourquoi il n'est pas encore rentré chez lui ; ce dernier lui répond qu'il met la dernière main à son projet et qu'ensuite, il rejoindra son logis. Un peu inquiet, Fantasio préfère ne pas demander de plus amples renseignements et il sort après avoir souhaité une bonne soirée à Gaston.
- Enfin seul ! Je vais pouvoir tester ma dernière invention !
Juché sur une chaise dans le hall, Gaston actionne le mécanisme alors que madame Molaire, la femme de ménage entre dans le bâtiment. Aussitôt, les bouches d'aération laissent tomber une couche de dix centimètres de billes d'acier qui recouvrent bientôt le sol. Madame Molaire tombe par terre et Gaston, prudent, préfère s'éclipser dans les étages. Au fond, il est ravi que son système anti-hold up soit si performant.
Ce faisant, Mélanie Molaire s'est relevée et elle a ouvert la porte d'entrée pour chasser les billes qui colonisent le trottoir et dévalent la rue en pente faisant tomber les passants. Le locataire sous Jules-de-chez-Smith-en-face sortait de chez lui à cet instant. Il glisse sur une bille puis il se relève à la recherche du coupable lorsqu'il aperçoit madame Molaire qui fait sortir les dernières billes par la porte d'entrée, en grommelant d'un ton furieux que si elle trouve l'animal responsable de cette farce, ça va chauffer. En quelques enjambées, le boxeur se plante  devant la femme, prêt à taper du poing. Celle-ci loin de se démonter lui demande s'il est responsable de cette sinistre farce lorsqu'il glisse de nouveau sur une bille et tombe face contre terre sur le trottoir. La femme claque la porte et elle se remet à son ménage qui a pris du retard. Deux heures plus tard, elle quitte les locaux par derrière, non sans vérifier si son agresseur est toujours à l'attendre ou s'il a oublié l'incident. La rue est déserte et elle prend son courage à deux mains pour quitter l'immeuble. Mais tout est calme et c'est soulagée qu'elle monte dans sa voiture.

  Enfin seul, Gaston ose quitter sa cachette pour constater les dégâts. Tout est propre et s'il a démontré l'efficacité de son système, il lui faut maintenant sortir. La porte de devant est bien évidemment fermée tout comme celle de derrière. L'employé au courrier se dit que la sortie la plus simple reste la fenêtre lorsque son ventre lui rappelle qu'il n'a pas dîné.
- Je vais aller manger dans mon bureau et rentrer chez moi. se dit-il en joignant le geste à la parole.
Après avoir cuisiné des pâtes aux sardines et dit bonjour à ses animaux, il décide de s'accorder une petite sieste avant de rentrer chez lui. Quelques minutes plus tard, il est endormi et c'est dans cette position que Prunelle le trouve le lendemain matin, un sourire béat sur le visage.

samedi 10 février 2018

Le livre des ombres d'Elana Epilogue Révélations

  En ce jour d'automne qui se transforme en hiver, les amies d'Elana discutent autour d'un chocolat chaud de leur soirée d'halloween.
- Au fait, Elana, tu as fini ton devoir de français ? Je t'avoue que je ne comprends rien du tout. Tu peux me le passer, que je regarde ce que tu as fait ? demande Leslie.
- Oui, il est dans mon sac de cours. Prends-le. dit son amie en lui désignant son sac à dos.
La brune empoigne la bretelle du sac à dos qui se déchire, déversant son contenu sur le sol.
- Je crois que j'ai déchiré ton sac... dit-elle d'un ton désolé.
- Ne t'inquiète pas, il était vieux. dit Elana en se retournant.
La bouche ouverte, elle voit  ses runes qui brillent sur le tapis de sa chambre. A côté, son jeu de tarot git par terre.
- Mince ! se contente-t'elle de dire en se mordant la lèvre.
- Je suis désolée ! dit son amie en ramassant les objets qu'elle remet prestement dans le sac. Tu t'intéresses à ce genre de choses ? continue-t'elle.
- Heu, oui.
Gênée, Elana hésite sur la meilleure façon d'expliquer ce qu'elle est.  Puis, elle continue :
- Vous savez que ma grand-mère s'intéressait à ce type de pratique et j'ai senti qu'il était temps pour moi d'en apprendre plus.
- Ah, d'accord. répond Leslie en se rasseyant. Mince, j'ai oublié le devoir de français. Je veux dire, c'est vrai que ça ne me surprend même pas venant de toi.
Elle se relève, fouille dans le sac et en sort le devoir tant espéré.
- Mais, du coup, tu fais de la magie ? interroge Maureen, soudain curieuse.
- Laisse-la donc tranquille ! grommelle Leslie en commençant à lire le devoir.
- Oui, enfin, un peu. rougit Elana. Je tire les cartes et les runes surtout. Je ne fais pas vraiment de sortilèges ou de choses dans le genre.
- C'est rare de rencontrer des gens qui pratiquent ce genre de chose de nos jours. continue Maureen.
- Oui, enfin, ce n'est pas le genre de chose dont on parle facilement au détour d'une conversation... sourit la jeune sorcière pour tenter de détendre l'atmosphère. Il y a certainement plus de personnes qu'on l'imagine qui s'intéressent à ce genre de choses...
- Tu as raison... Mais ça t'es venu comment ? interrompt Enora qui suivait la conversation de loin en lisant une bande dessinée.
- Ma grand-mère avait ce genre d'intérêt et je suis tombée sur ses affaires il y a environ une année. Depuis, je me suis beaucoup intéressée à l'ésotérisme et à la divination, notamment. Même si j'ai toujours eu ça en moi, au fond.
Gênées, les amies d'Elana ne savent que dire. Après, un instant d'hésitation, elles parlent des potins du lycée pour passer à autre chose et ne pas mettre leur amie plus mal à l'aise qu'elle ne l'est déjà.

  Lorsque les parents d'Elana rentrent, les adolescentes sont encore en train de discuter des dernières nouvelles du lycée. Ils passent la tête par la porte de la chambre pour dire bonjour aux amies de leur fille et ils voient étalés sur le tapis, runes et tarots. La sorcière pâlit en se rendant compte qu'elles ont oublié de ranger ces objets compromettants et elle ne sait que répondre tandis que ses parents grimacent et leur rappellent qu'il est tard. Peu après, la jeune fille se retrouve seule après avoir dit au revoir à ses amies.
- Je suis désolée, j'aurais dû vous en parler... commence-t'elle.
Puis elle se tait car elle ne sait que dire. Ses parents la regardent avant de lui répondre que sa grand-mère paternelle étant elle-même un peu sorcière, ils ne sont guère étonnés. Ils lui disent qu'elle doit suivre son cœur et son instinct puis ils l'interrogent sur sa journée. Le lendemain, ils offrent à Elana un gros cahier vierge de qualité en guise de grimoire, signe qu'ils acceptent ce qu'elle est.  Soulagée, la jeune sorcière soupire, une page se tourne, elle n'aura désormais plus à se cacher.

lundi 5 février 2018

Gaffe aux gaffes Pot de départ

- Vite, trouvez donc une table ! N'importe laquelle ! Monsieur Dupuis va arriver d'une minute à l'autre.
Fantasio court partout dans les bureaux à la recherche d'une table à mettre dans le hall. Gaston se souvient alors qu'il a rangé sa table de camping dans la cave de l'immeuble et il descend la chercher.
- Tiens, je t'ai trouvé une table !
- Merci Gaston, vous me sauvez la vie ! dit Fantasio en la prenant, visiblement soulagé.
Il s'empresse de la garnir de jus de fruits, de sodas, de salade de fruits et de gâteaux à la crème. Puis, il tend les bras pour aider mademoiselle Jeanne qui arrive avec une pile d'assiettes et de verres à pied. Tout est fin prêt pour l'arrivée de l'invité d'honneur et chacun respire enfin.


   Cinq minutes plus tard, monsieur Dupuis fait son apparition et le pot de départ d'un des journalistes peut enfin commencer. Les verres et les pâtisseries circulent ; le directeur prend soin de dire un mot à chacun.
- C'est vous, Gaston ? dit-il au jeune garçon au pull vert.
- Oui. Vous me connaissez ?
- J'ai beaucoup entendu parler de vous. On m'a dit que vous êtiez aussi inventeur ?
- Oui ! Il m'arrive d'avoir des idées de génie. Venez que je vous montre. dit Gaston avec un sourire, ravi de se voir enfin pris au sérieux.
Intrigué, son supérieur le suit jusqu'au buffet près duquel toute l'équipe discute.
- Qu'est-ce que c'est à votre avis ? demande Gaston avec un sourire.
- Une table, pardi !
- Non, c'est plus qu'une table, regardez donc ! Je suis très fier de cette invention.
Gaston appuie sur un bouton et la table se replie avec force en éjectant ce qui se trouve dessus. Couvert de crème et de jus d'orange, le directeur n'apprécie guère la plaisanterie.
- Mais... On m'a fait venir pour se moquer de moi ? C'est ça ? hurle monsieur Dupuis. D'ailleurs, où est le fauteur de troubles ?


  On cherche Gaston partout mais il s'est éclipsé. Lorsque le directeur entre dans le bureau du préposé au courrier, il voit tout d'abord la montagne de courrier en attente de classement puis son employé qui dort sur son bureau. Il l'empoigne mais Gaston pend mollement au bout de son bras.
- Je ne comprend pas ! dit-il en agitant le gastonlatex.
Puis vexé, il lance violemment la figurine grandeur nature à travers la pièce. Elle atterrit sur le tas de courrier dont l'équilibre précaire vacille et la vague de courrier engloutit le directeur sous les yeux horrifiés de toute l'équipe. Enfin dégagé, monsieur Dupuis se rhabille et il quitte les lieux en claquant la porte et en jurant que c'est la dernière fois qu'il participe à une fête improvisée dans les locaux de la rédaction.

dimanche 28 janvier 2018

Contes d'Halloween et de Samhain Le rituel nocturne

  De sa fenêtre, Lune observe la femme dont l'ombre se découpe sous la lumière des lampadaires. Des yeux, elle suit sa voisine qui quitte le perron de la vieille maison de style colonial dont la peinture blanche fait ressortir la silhouette voûtée. Cette maison lugubre et sombre effraie tout le monde dans les environs et chacun émet des hypothèses sur la femme qui y vit seule depuis des années. Elle ne sort de chez elle qu'en pleine nuit, à l'insu de tous. Lune met son manteau et se décide à sortir sans bruit. Emmitoufflée dans sa couverture, la femme trottine sur la pelouse humide de rosée et bientôt ses chaussons sont trempés mais elle n'a plus le choix, elle doit suivre la sorcière. Elle sait qu'elle n'aura plus le courage de le faire par la suite si elle ne va pas au bout de son idée en cette nuit de pleine lune.

  Durant de longues minutes, Lune grelotte de froid à la suite de la femme. Alors qu'un rayon de l'astre nocturne éclaire sa proie, elle remarque que celle que l'on surnomme « la sorcière » marche en courte chemise de nuit sur le bitume comme si le froid ne l'atteignait pas. Ses longs cheveux blonds brillent comme de l'or embrasé par la pleine lune lui conférant un air fantomatique. Après quelques minutes de marche, la sorcière prend un chemin menant dans le bois voisin qu'elle suit jusqu'à la masure où personne ne va. Tant de superstitions l'entourent que personne n'ose s'en approcher. La sinistre maison de bois craque sous le vent et la sorcière entre. Effrayée, Lune se place dans l'embrasure d'une fenêtre pour observer ce qui se passe à l'intérieur. La sorcière farfouille de longues minutes dans l'unique pièce de la ruine. Elle prend enfin un lot de bougies qu'elle place en cercle. Cérémonieusement, elle allume les bougies avec des alumettes trouvées dans la pièce et les fixe avec de la cire fondue. A en croire les nombreuses traces au sol, ce n'est pas la première fois qu'elle effectue cette cérémonie nocturne.

  Dans la pièce immense, la femme se trouve au milieu d'un cercle illuminé. Lune remarque alors tout autour de la sorcière, un cercle formé par les citrouilles des voisins qui ont mystérieusement disparu durant la nuit d'halloween. Elles semblent servir à  un étrange rituel, leurs gueules grimacent un sinistre sourire et leurs yeux vides s'illuminent d'un regard inhumain dans la pénombre de la masure. Les curcubitactées roulent bientôt par la porte ouverte, Lune les suit. Après quelques minutes de course, sous les yeux horrifiés de la jeune fille, les citrouilles roulent sur elles-mêmes pour frapper aux portes dans un bruit sourd. Lorsque les habitants des maisons ouvrent leur porte, ils hurlent devant ce prodige et fuient en courant. Chaque citrouille frappe la porte devant laquelle est s'est arrêtée ; encore et encore, elle roule légèrement en arrière pour prendre de l'élan et s'abbattre sur la porte qu'elle frappe avec un bruit sourd. Puis, elle recommence son manège jusqu'à ce que l'occupant ouvre sa porte pour voir ce qui se passe. Alors, les citrouilles ricanent de la peur de l'occupant du logis qui referme sa porte en hurlant puis les courges reprennent leur chemin en roulant sur elles-mêmes jusqu'à la prochaine maison. Ecoeurée, Lune court se réfugier dans sa maison. Bientôt, elle entend toquer à sa porte encore et encore durant de longues minutes. Recroquevillée sur elle-même, elle se murmure « N'ouvre pas la porte, n'ouvre pas la porte ». Enfin, le silence se fait et elle entend son voisin hurler au bout de quelques minutes. Soulagée, elle se rend dans sa chambre pour se blottir sous la couverture en attendant l'aube.

lundi 22 janvier 2018

Gaffe aux gaffes Retour de vacances

Les mains dans les poches, Gaston pénètre dans les bureaux tout sourire et de bonne humeur.
- Bonjour Gaston, vous avez passé de bonnes vacances ?
- Oui, oui... répond-il.
- Tant mieux, le courrier en retard vous attend. dit Prunelle d'un ton distrait en lui désignant son bureau avant de s'éloigner d'un pas pressé.
- Je sais, je me prends un café et je m'y mets.
Gaston rejoint son bureau et il grommelle que son collègue pourrait le laisser s'installer avant qu'il se mette au travail. Il rentre de vacances et il doit reprendre le rythme. Il regarde autour de lui et il remarque que son bureau est vide.
- Mince alors !
Gaston sort de la pièce et il va toquer à la porte de Prunelle.
- Il y a un problème, Gaston ? demande-t'il sans lever les yeux du rapport qu'il est en train de rédiger.
- Où est le courrier ?
- A sa place, quelle question. Vos facéties ne m'intéressent pas.
- Non, en vrai, le courrier a disparu.
- Comment ça ? dit Prunelle en bondissant de son siège.


  Il entre en trombe dans le bureau et il doit se rendre à l'évidence, le courrier a disparu. Seuls subsistent quelques morceaux de papier éparpillés un peu partout.
- Mais où est donc le courrier en retard ? Il y en avait une montagne il y a trois semaines quand vous êtes parti en vacances ! C'est votre souris qui l'a mangé !
- Meuh, elle était avec moi en vacances chez ma tante Hortense, elle a adoré. L'air de la campagne lui a fait du bien et...
- Oui, oui. On dirait qu'il a été mangé. dit-il en examinant les morceaux trouvés par terre. Vous voyez, on voit comme des traces de dents sur les bords. Un rat peut-être ?
- Aucune idée. répond Gaston d'un ton perplexe. Mais s'il y a des rats dans les bureaux maintenant...
Gaston s'assied à son bureau, la chaise se délite sous son poids et il se retrouve par terre au milieu d'un tas de sciure.
- M'enfin, que se passe-t'il ? Où est ma chaise ?
- Des termites ! Elles ont envahi votre bureau. Regardez ! dit Prunelle qui a pris soin d'examiner le tas de résidus de bois.
- Mince alors ! Qu'est-ce que je vais faire alors ?
- Comme d'habitude ! dit Prunelle en sortant.
- Tu n'es pas drôle ! dit l'employé au courrier, les mains dans les poches, d'un air boudeur.
- Je vais appeler des professionnels avant qu'elles ne s'attaquent au plancher ou à autre chose. Trouvez-vous quelque chose à faire Gaston ! dit Prunelle en sortant.


  Une heure plus tard, Prunelle arrive avec l'équipe de spécialistes qui trouvent Gaston assis au milieu de la pièce. Un hot-dog dans la main, il les regarde entrer et devant leur air interloqué, il se défend comme il peut.
- Quoi ? Tu m'as dit de m'occuper en attendant...

dimanche 14 janvier 2018

Gaffe aux gaffes Arbre de noël

- Regarde donc ce que j'ai trouvé en fouillant dans le grenier. Un sapin de noël, quelle bonne idée !
Satisfait, Gaston tire le sapin artificiel et il descend le cacher dans son bureau pour faire une surprise à ses collègues. Cheese, sa souris, sur l'épaule, il redescend avec précaution. Puis, il retourne fouiller dans le grenier car il se rend compte qu'il a oublié les archives qu'il était venu chercher. Lorsqu'il redescend, les bras chargés de cartons qui lui masquent la vue, il entre en collision avec monsieur de Maesmaker. Furieux, celui-ci ne peut que constater que ses contrats sont perdus quelque part parmi les feuilles qui jonchent le sol. En effet, dans sa chute, Gaston a fait tomber les cartons qui ont répandu leur contenu par terre. Le visiteur, rouge de colère, hurle qu'il ne remettra jamais les pieds dans cette maison de fous tandis que Fantasio tente de le calmer. Gaston range tant bien que mal les archives dans les boîtes à archives. Les contrats sont introuvables ce qui achève de mettre monsieur de Maesmaker sur la défensive. Après le départ de l'homme d'affaires, Gaston remarque que l'équipe semble tendue et il décide de faire ce qu'il peut pour remonter le moral de ses collègues. Aussi, durant la pause déjeuner, il remonte rapidement au grenier récupérer le sapin de noël qu'il a repéré lors de sa visite du matin.

  Durant une demie-heure, il installe soigneusement les décorations sur l'arbre en plastique et il se cache pour le brancher lors du retour de ses collègues. Il entend des voix après quelques minutes d'attente et il met alors le sapin en marche. Peu après, tout le monde sort en courant. Gaston avait oublié que son sapin de noël rotatif tournait bien trop vite au point d'éjecter les décorations à travers la pièce au risque de blesser quelqu'un.